Entre confinement, couvre-feu et passe sanitaire, depuis un an et demi, nous sommes plongés dans un tourbillon d'événements que nous peinons parfois à suivre. Et déjà, l’élection présidentielle sature les écrans de télévision et les commentaires des éditorialistes, comme si rien n’avait changé.

Et si on avait raté une étape ?


La période que nous avons vécue n’est peut-être pas tout à fait terminée, mais déjà nous avons quantité de choses à nous dire… Et peut-être de leçons à en tirer ?

Qu’avons-nous appris de cette crise ?

Qu’avons-nous vécu, aux quatre coins du territoire, à nos différents âges et dans nos différents métiers ? Nous avons une conviction : l’année et demie que nous venons de vivre marquera la période à venir. Et nous ne voulons pas laisser se refermer, déjà, les petits espaces que cette crise avait ouvert pour penser différemment.


Puisque nos dirigeants semblent parfois trop déconnectés pour entendre ce que la société a vraiment à dire, nous tirerons nous-même les leçons de cette crise, par “en bas”. Et ferons entendre nos voix dans le débat.

Nous nous donnerons une semaine.

Une semaine du mois de novembre durant laquelle nous irons interroger en vidéo 150 citoyennes et citoyens de tous horizons, représentatifs de la population française, pour leur poser trois questions simples :
  • quel est leur vécu de l’année et demie que nous venons de vivre ?
  • quel regard portent-ils sur l’action des pouvoirs publics ?
  • quelles sont leurs attentes dans la période qui s’ouvre ?

Et nous faisons le pari que les réponses que nous récolterons seront plus vraies et plus riches que les commentaires que nous entendons à longueur de JT.

Ce projet un peu fou, nous ne le réaliserons que collectivement. D’abord parce que nous devrons être des dizaines de volontaires, pour chacun aller interroger deux ou trois inconnus, avec notre smartphone. Aucun prérequis n’est nécessaire : on fournit tout et on vous invite à une formation début novembre, pour en discuter ensemble et harmoniser nos pratiques. Ensuite parce que nous avons besoin de 3000€ pour financer le montage. Nous lançons donc une campagne de financement participatif. Il n’y a pas de petits dons, tout ce qui nous rapprochera de cet objectif est le bienvenu !

Le débat à venir ne se fera pas sans nous.
Et il ne tient qu’à nous de nous réapproprier ce que nous avons vécu, de relever la tête et de redonner notre voix. De construire ce bilan directement, collectivement, par nos témoignages, par nos analyses et par nos ressentis. Et d’en débattre ensemble, pour mettre les vrais sujets au cœur des débats de l’année à venir.



Et ça va servir à quoi ?

Ramener sur terre le débat

Se réapproprier notre vécu d'un an et demi de crise

Mieux comprendre notre société, créer de l'échange entre expert.e.s, politiques, et citoyen.ne.s

Faire entendre nos voix

Comment je peux participer ?

En recueillant des témoignages



En contribuant financièrement

Questions fréquentes


Comment faire ce bilan, notre bilan ?


Nous avons écarté les méthodes classiques, nécessaires pour l’élaboration de politiques publiques mais peu susceptibles de faire entendre nos voix : note d'analyse, de bilan et de perspective pour traiter le sujet ; enquête en ligne pour évaluer l'ampleur d'un phénomène ; ou enquêtes qualitatives pour enrichir nos réflexions.

A travers ce bilan, notre objectif est de marquer le débat politique. La forme du bilan que nous allons construire devra permettre d’alimenter les réflexions et les questionnements, dans le contexte de l'élection présidentielle. Il s'agit davantage de porter les questions dans le débat public que d'apporter les réponses.

Pourquoi le format vidéo ?


Le choix du format vidéo vise à traduire au mieux les émotions, les sentiments, les vécus de nos concitoyens.ennes ainsi que les enseignements qu’ils tirent de ces 18 derniers mois. Nous allons former un collectif de volontaires pour aller à la rencontre de ces citoyen.nes, leur poser des questions et enregistrer leurs témoignages. Un montage sera réalisé pour synthétiser ces rencontres et sera versé dans le débat public.

Ce travail n'a pas l'ambition de produire une étude sociologique approfondie, des chercheurs et chercheuses travaillant sur le sujet de manière scientifique. Il s'agit plutôt de produire un témoignage politique, authentique, afin de marquer le débat public d'une vision citoyenne de la crise et des enseignements collectifs qu'on souhaite en tirer.

Comment faire apparaître la diversité des points de vue ?


Nous souhaitons recueillir le témoignage d'au moins 150 personnes, par l'intermédiaire d'une trentaine de volontaires formé.es à notre enquête. Nous veillerons à la représentativité des témoignages afin de donner un caractère exhaustif à notre bilan, en visant une représentation socio-professionnelle et territoriale proche de la réalité française.

Qui sommes nous ?

Nous sommes des citoyens et citoyennes ayant vécu les 18 derniers mois, entre sidération et questionnements sur le sens des événements, tout en voulant continuer de faire avancer nos vies, nos projets, nos engagements. Un certain nombre d'entre nous sont issu.es de collectifs (collectif Nos services publics, notamment) défendant les valeurs de la solidarité et de l’engagement citoyen. Nous sommes ulcéré.es et fatigué.es de constater que, dans le débat de la présidentielle qui s'ouvre, rien ne correspond aux questions qui se sont posées, aux problèmes qui sont apparus, aux vies qui ont été bouleversées.

Nous voulons recentrer le débat sur nos vrais besoins, sur nos questions.

Nous menons ce projet, Nos voix dans le débat, pour verser dans l'espace public les voix de nos concitoyennes et concitoyens. Notre intuition ? Les débats actuels en sont déconnectés. Nous souhaitons donc aller à leur rencontre, questionner sans a priori, et faire remonter l'ensemble de ces témoignages.